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SOFI GROUPE, quand l'approche compétences accompagne la croissance

Créée le 04/10/2018 18:13:00

  • Une ascension mouvementée

En 30 ans d’existence, Sofi GROUPE est passé par tous les états. Fondé en 1986 sous la marque Fibrosud, elle est rachetée 15 ans plus tard par le groupe Anovo, spécialiste dans la production et la réparation de matériel électronique. En 2011, l’ensemble du groupe subit une liquidation judiciaire, emportant avec lui les six entreprises qui le composaient ainsi que ses plus de 1 000 salariés. C’est alors que sept collaborateurs décident de reprendre l’entreprise familiale initiale, en la rebaptisant Sofi GROUPE. « On a démarré à 11. Nous sommes maintenant 90 », confie M. Perabo.

 

Au départ, l’entreprise renaissante s’en tient à des prestations de service pour ses clients. En 2016, il s’avère cependant que les diagnostics et les réparations pour le compte de tiers ne suffisent plus. « On a donc décidé de créer notre propre marque de travail reconditionné », explique M. Perao. En 2017, SMAAART voit le jour. Une nouvelle offre que les dirigeants veulent marquer d’une empreinte écologique et sociale. La réutilisation de pièces détachées permet en effet de réduire l’impact environnemental de la production de smartphones et de tablettes.

 

  • Une école de formation en interne

Problème : si le marché du « reconditionné » est en pleine croissance, les compétences qu’il requiert sont difficiles à trouver. Il n’existe en effet pas d’école, pas de diplôme spécifique au reconditionnement de matériel digital. Pour accompagner le développement de SMAAART, Sofi GROUPE prend alors la décision d’axer sa politique de recrutement autour de la formation. « Plutôt que de faire des formations individuelles, on s’est dit qu’il fallait aller sur une plus grande échelle pour pouvoir absorber la croissance », raconte M. Perabo. « Pour cela, nous avons été bien épaulés par l’ADEFIM Languedoc-Roussillon et les fonds de l’OPCAIM ».

 

Sur les conseils de l’ADEFIM, l’entreprise décide de créer sa propre cellule de formation en interne, la Sofi Académie. Celle-ci dispensera des programmes pédagogiques qualifiés élaborés par l’entreprise elle-même. La formule d’une série de POEC (préparations opérationnelles à l’emploi collectives) est retenue. Pour recruter des stagiaires, un partenariat est noué avec Pôle emploi, en connexion avec les missions locales. En complément, Sofi GROUPE fait appel à un cabinet de recrutement et de formation.

 

 

  • La formation comme image de marque

En novembre 2017, la première session de formation sur le métier d’opérateur technique de production a lieu. Trois autres suivront, chacune pour une durée de trois mois. La formation concerne l’ensemble du processus de reconditionnement de smartphones et de tablettes, avec comme étapes principales le diagnostic, la prise en main des outils et la réparation. A l’issue du parcours, un certificat est délivré par l’entreprise. En tout, 23 personnes ont été formées lors des trois premières POEC. Au termes de celles-ci, 16 contrats ont été proposés au stagiaires. Un taux de conversion satisfaisant et qui s’inscrit dans une volonté claire de la part de Sofi GROUPE. « Nous avons organisé notre politique de recrutement autour de la formation », affirme M. Perabo.

 

L’entreprise y met en effet un accent particulier, en faisant de cette spécificité un point de communication important. De l’avis général, les participants s’avèrent satisfaits de leur expérience. Diplômé d’un BTS de technicien supérieur en réseau informatique, Frédéric Epineau a été embauché à l’issue de la première POEC. « Je ne peux qu’encourager cette manière de se former », raconte-t-il. Passionné par les nouvelles  technologies et voulant se tourner vers un métier innovant, M. Epineau estime ainsi avoir pu effectuer une « réorientation réussie ». De manière générale, Mathieu Chardon, conseiller formation et projets cofinancés à l’ADEFIM, souligne « la réussite de Sofi GROUPE à avoir créé des emplois sur un métier en tension et un bassin d’emploi difficile. »

 

A l’avenir, l’entreprise aimerait pouvoir sanctionner ses formations par un CQPM (certificat de qualification paritaire de la métallurgie), afin d’obtenir une reconnaissance diplômante pour les apprenants. La démarche a en tout cas des raison de prospérer. Actuellement, 25% des salariés de Sofi GROUPE sont issus des trois premières POEC.

 

 

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