L'OPCAIM, au service de la formation

L’ADEFIM Picardie, des actions de formation collectives au service des TPE-PME

Créée le 26/02/2018 14:03:00

Il n’est pas toujours simple pour les TPE-PME de former leurs collaborateurs. Afin d’accompagner au mieux ces petites et moyennes entreprises dans leurs projets de formation et de développement, l’OPCAIM a mis en place, dès 2016, dans le cadre du plan d'actions validé par son conseil d'administration, un dispositif « Actions collectives » permettant aux plus petites structures de mutualiser leurs actions de formation et leurs financements. L’ADEFIM Picardie a été l’une des premières délégations de l'OPCAIM à le présenter à ses adhérents. Dispositif accueilli avec succès.

 

  • Associer tous les acteurs

 

Sur les 1 300 entreprises que compte le territoire, 1 100 comportent moins de 50 salariés. Pour répondre à leurs besoins spécifiques en formation, l’ADEFIM Picardie leur propose des actions collectives. « En 2016 et en 2017, on a élaboré notre action sur l’expérience terrain des conseillers », explique Fanny Cazé, chef de projet régional à l’ADEFIM. Si la démarche a « bien fonctionné », le calendrier des départs en formation ainsi que le contenu de certaines actions nécessitaient d’être revus afin de mieux s’adapter aux besoins des entreprises.

 

L’ADEFIM a décidé pour 2018 de modifier son approche. A la fin de l'année dernière, la délégation a lancé une enquête auprès des entreprises afin de recenser leurs besoins parmi une trentaine de thèmes de formation et pour connaître les périodes les mieux adaptées aux départs en formation. A l’issue de cette enquête, l’ADEFIM Picardie a retenu dix domaines de formation. À une approche intuitive la première année a donc succédé un travail d’enquête, de statistiques et de recensement. « On a été assez surpris de voir dans ce top 10 des formations que nous n’aurions pas pensé spontanément à proposer dans le cadre des actions collectives », sourit Fanny Cazé. C’est le cas notamment de l’action « mieux se connaître pour mieux travailler ensemble », visant à comprendre son rôle dans la relation client-fournisseur interne et à améliorer sa communication, ou de « se faciliter la vie au quotidien » qui est une remise à niveau sur les savoirs de base (Français, mathématiques et numérique).

Fanny Cazé, Chef de projet régional à l’ADEFIM Picardie et Responsable de l’antenne de la Somme

 

  • Des comités de sélection

 

Une fois les besoins et le calendrier préférentiel connus (de mars à avril et en octobre-novembre), un cahier des charges a été mis à disposition sur le site de l’OPCAIM et transmis aux organismes de formation. Grâce à la mise en place de comités de sélection, les entreprises sont placées au centre du dispositif. « C'est pour elles que les actions collectives sont mises en oeuvre », explique Mme Cazé. « Il nous semblait donc cohérent de leur faire choisir les organismes auxquels elles auraient recours pour les formations. »

 

Un catalogue des formations a été réalisé en ce sens par l’ADEFIM. Il a été envoyé aux adhérents en même temps que les formulaires de collecte de fonds pour la formation professionnelle continue et la taxe d'apprentissage. Un gain de temps pour des entreprises n’ayant généralement pas la structure suffisante pour s'intéresser aux enjeux de la formation et à ses bénéfices potentiels pour leur activité. Grâce à ce catalogue, les entreprises sont au courant de l'intégralité des formations proposées en Picardie, des lieux de formation, des calendriers et des tarifs. Ces derniers constituent un levier d’incitation à la formation conséquent : selon les actions, la participation de l’entreprise varie de 0 € à 10 € par jour et par stagiaire.

 

Le catalogue des actions de formation pour l’année 2018

 

  • Des actions à valeur ajoutée

Si les actions collectives offrent un gain en termes de coût, elles possèdent également une valeur ajoutée en termes de contenu. « On ne voulait surtout pas faire de l'achat de places dans des formations qui auraient déjà été programmées dans certains organismes de formation », précise Mme Cazé. Plutôt que de piocher dans les formations générales proposées par les organismes, l’ADEFIM a opté pour construire elle-même des parcours totalement adaptés aux besoins de ses adhérents.

 

De quoi offrir un accompagnement vraiment spécifique pour chacune des entreprises et les impliquer dans le processus de formation. « Nous achetons des formations et les stagiaires qui y prennent part ne sont pas mélangés à d’autres publics », détaille Mme Cazé. « Cela nous permet d'aller au bout du raisonnement et d'envisager le programme de formation comme notre programme de formation ». Il s’agit de proposer aux entreprises des projets qu’elles n’auraient peut-être pas pu obtenir si elles en avaient fait la demande seules, sans le concours de l’ADEFIM et les fonds de l’OPCAIM. Dans cette logique, le cahier des charges exprime les attendus en termes d'objectifs de formation mais aussi en termes de contenu. Avec cette démarche tripartite, l’ADEFIM entend ainsi collaborer de manière constructive avec les entreprises comme avec les organismes pour définir les axes de formation les plus appropriés.

 

En janvier 2018, 1 034 entreprises ont reçu le courrier comprenant le catalogue des 165 sessions de formation proposées. Les actions collectives apparaissent comme une réponse adaptée à des besoins que les petites entreprises n’exprimaient pas toujours car elles n’y voyaient pas de solution jusqu’alors. Le dispositif se révèle en outre un bon point de départ pour proposer par la suite d’autres types d'actions aux entreprises. Forts de cette belle dynamique enclenchée, l’OPCAIM et l’ADEFIM entendent renforcer les actions collectives à l’avenir.

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