L'OPCAIM, au service de la formation

EN ISERE, CHEZ SAMES KREMLIN, FORMATION RIME AVEC INNOVATION

Créée le 30/03/2017 14:57:00

Si la formation est souvent utilisée par les entreprises dans le but d’améliorer les compétences de leurs salariés, elle peut également avoir d’autres vertus. Prenez la société SAMES, devenue en février SAMES KREMLIN, spécialiste de la conception et de la fabrication de produits et solutions de pompage ou de pulvérisation à destination du secteur industriel. Si la reprise de l’activité automobile dans la branche a permis à l’entreprise basée dans l’Isère et en région parisienne de bénéficier d’un cahier de commandes intéressant, elle a cependant subi une activité en dent de scie. Aux années fastes ont succédé des périodes de creux. Une situation contraignante générant des soubresauts difficiles à anticiper et à gérer pour une société « à taille humaine » (220 salariés en 2016). Pour parer à ces difficultés, l’entreprise a rapidement identifié la solution : l’innovation. En d’autres termes, améliorer sa compétitivité dans l’automobile et diversifier ses activités au-delà du secteur. Pour atteindre cet objectif, SAMES KREMLIN a notamment décidé d’actionner le levier de la formation.

 

Une répartition très ciblée des financements

 

En 2014, la société a d’abord entrepris une analyse de ses besoins en formation. Un travail a ainsi été réalisé en amont en collaboration avec l’ADEFIM Arc Alpin. Dans une logique de partenariat, les deux entités ont échangé pour affiner la lecture du plan de formation et optimiser les circuits financiers. Après cette étude préalable, l’entreprise a pu compter sur les fonds mobilisés par l’OPCAIM auprès du FPSPP.

« L’idée directrice a été de limiter l’enveloppe de fonds attribués aux actions vraiment en lien avec le changement d’outil technologique », explique François-Louis Lardenois, Directeur de l’ADEFIM. Toutes les actions classiques (habilitation électrique, conducteur de chariots, sauveteur-secouriste du travail, comptabilité, paye…) ont été gérées dans le plan de formation classique de l’entreprise. L’intérêt d’une telle approche a été de cibler précisément les besoins et d’affiner les budgets alloués.

 

Pulvérisateur de peinture à bol électrostatique monté sur un robot multi-axes

 

« Avec SAMES KREMLIN, nous avons effectué un vrai travail d’analyse sur le site isérois, qui a débouché sur une catégorisation d’actions dans le plan de formation », poursuit M. Lardenois. « Nous devions pérenniser les savoirs d’aujourd’hui et acquérir des compétences nouvelles », explique Sandra Rouchette, Responsable Ressources Humaines chez SAMES KREMLIN. « Nous sommes bien sûr toujours très impliqués dans le secteur de l’automobile mais nous avons vocation à toucher tous les marchés ». L’approche a en tout cas permis à l’entreprise de bénéficier d’une enveloppe conséquente de 200 000 euros d’aide sur deux ans au titre du FPSPP. Un financement qu’il a été possible de rassembler grâce notamment à la recherche de fonds réalisée par l’OPCAIM. « Si nous n’avions pas eu de ressources du FPSPP et de l’Etat, beaucoup de formations n’auraient pas pu être faites », souligne le directeur de l’ADEFIM. Dans certains cas, c’était même une condition sine qua non.

 

Une approche globale et transverse

 

Suite à cette préparation, un plan de formation a été mis en place sur plusieurs axes.  SAMES KREMLIN a tenu à ce que l’ensemble de ses services soit impliqué. La population visée a ainsi été à l’image de la représentativité de l’entreprise, qui comporte un atelier, un bureau d’étude, un département ingénierie, des laboratoires d’essais et les services commerciaux et administratifs. Les techniciens comme les ingénieurs, le management comme les collaborateurs, ont ainsi bénéficié du plan.

« Demeurer compétitif implique pour nous d’être à la pointe de l’innovation, d’être dans l’excellence de la supply chain et de conserver un haut-niveau de satisfaction client », affirme Sandra Rouchette. Des formations ont en ce sens été proposées sur chacune de ces thématiques. L’innovation nécessite le maintien d’une forte technicité et l’adaptation des compétences aux changements technologiques. Des cours concernant l’excellence opérationnelle, l’innovation-développement, l’ingénierie et le back-office ont ainsi été dispensés. L’excellence de la supply chain suppose d’adapter les process et de faciliter leur appropriation par les collaborateurs. Un module a par exemple concerné l’évolution des différents outils informatiques. L’attention portée à la satisfaction client a enfin conduit à élaborer un plan de formation orienté vers l’accompagnement du réseau (filiales ou distributeurs) et vers la connaissance des produits, des process et des langues (mieux vendre les produits et les solutions). Un ensemble de qualifications et de certifications définies par la branche de la métallurgie a été délivré par des organismes variés.

« SAMES et KREMLIN ayant fusionné en février 2017, il était également important de veiller à la montée en compétences managériales et relationnelles », explique Sandra Rouchette. Si la société connaît toujours une organisation hiérarchique, celle-ci devient plus matricielle avec des sites distants à accompagner : Des problématiques liées au management à distance qui nécessitent de développer « une culture commune ».

 

Des bénéfices certains

 

Après deux ans d’actions, le constat est partagé. Le financement des plans de formation a entraîné un cercle vertueux. « Il fallait le faire », estime François-Louis Lardenois. « La transition numérique et la Charte auto ont permis d’aller beaucoup plus vite et de toucher plus de monde dans l’accompagnement au changement technologique et dans l’organisation ». Le nouveau dispositif a fait l’effet d’un souffle budgétaire permettant d’aller plus loin que les années précédentes.

Même avis du côté de l’entreprise. « On a assisté à une montée en compétence globale », explique Sandra Rouchette. « Les évaluations faites sur les formations ont permis de bien mettre en évidence leur efficacité sur nos métiers. Il faut noter que nos managers ont toujours été soucieux de faire la meilleure utilisation possible de l’aide financière apportée ». Utilisés de manière claire, les budgets de formation ont été à chaque fois alloués à des projets précis. Toute l’entreprise s’est emparée d’une opportunité qui a été perçue comme une fenêtre ouverte pour développer les compétences de tous les salariés.

Une telle dynamique s’est déployée de pair avec une croissance de SAMES qui a connu une phase d’augmentation de ses effectifs, notamment en R&D et en vente. Une ligne de peinture a été installée, les collaborateurs ont investi un nouvel espace de travail, les ateliers ont été réorganisés et les changements de process induits ont été facilités par les formations correspondantes.

 

Avec ces retombées positives, SAMES KREMLIN entend poursuivre dans cette voie. Si les contraintes budgétaires sont plus serrées en raison de la réforme de la formation professionnelle, la société est convaincue de l’utilité de porter un effort constant sur le développement des compétences. Relier les actions de formation de manière très précise aux axes stratégiques de l’entreprise apparaît comme un paramètre essentiel à prendre en compte pour gagner en efficacité. Le retour sur investissement est là, l’innovation peut se poursuivre chez SAMES KREMLIN.

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