L'OPCAIM, au service de la formation

Usine du futur : la Bretagne mise sur la formation professionnelle

Créée le 05/04/2016 15:16:00

 

Connue pour son industrie agroalimentaire, la région Bretagne est aussi une terre d’industrie métallurgique. Avec plus de 52 000 salariés et près de 500 brevets déposés annuellement, elle se classe dans le top 5 des régions françaises les plus dynamiques. Une bonne raison pour l’ADEFIM Bretagne d’encourager le développement des entreprises en situation de mutation économique et technologique via la mise en œuvre d’ambitieux plans de formation.

 

 

Faire face à la transition annoncée… En 2011, l’entreprise SANDEN, une des spécialistes mondiales des systèmes de climatisation des véhicules, voyait ses parts de marché entamer une lente érosion. En cause, l’entrée dans son dernier cycle de vie de son produit phare, un modèle de climatiseur qui, quelques années auparavant, assurait à lui seul la quasi totalité de son chiffre d’affaires. Pour Philippe Tiron, DRH du groupe, il n’y avait rien d’inéluctable à condition de réagir rapidement : « Nous sommes la filiale européenne d’un important groupe japonais bien connu là-bas pour ses climatiseurs automobiles mais aussi pour ses armoires réfrigérées et ses produits de confort domestique. Il y a encore peu, notre croissance en Europe n’était soutenue que par notre climatiseur automobile, un appareil conçu il y a une quarantaine d’années qui avait de plus en plus de mal à tirer son épingle du jeu face à la concurrence. Fort de notre expérience et de notre savoir-faire, nous savions quelles pistes explorer pour proposer des produits plus modernes. Nous notions également qu’il nous faudrait former aux nouvelles technologies un nombre conséquent de salariés et que la rentabilité ne serait pas immédiate. Autrement dit, pour une grosse PME comme la nôtre, l’investissement était de taille et le risque, bien que calculé, assez conséquent. » C’était sans compter sur les possibilités de financement de l’OPCAIM via sa délégation régionale, l’ADEFIM Bretagne et sur sa forte propension à la proactivité.

 

« La Bretagne dispose de tant d’atouts qu’elle ne peut que progresser ! »

 

« Depuis la réforme de la formation de 2009 qui incite les OPCA à la recherche de cofinancements, l’OPCAIM s’implique avec dynamisme et rigueur dans les appels à projets du FPSPP* » explique Jean-Marc Quentel, directeur de L’ADEFIM Bretagne. « En 2013, l’un d’eux portait sur les mutations économiques et technologiques. Nous avons décidé de présenter un dossier en nous positionnant sur l’axe territorial car nous sentions bien que, tous secteurs confondus, beaucoup d’entreprises pouvaient être concernées dans notre région. Même s’il n’est pas unique, le travail effectué avec SANDEN est emblématique. Cette entreprise souhaitait ardemment anticiper sa mutation, pour ce faire, elle devait former son personnel aux nouvelles technologies électroniques et numériques, à l’anglais, aujourd’hui indispensable quand il est question d’exportation, ou encore au marketing. On est bien loin du simple plan de formation annuel, ici l’ambition est tout autre… En défendant notre dossier, notamment auprès des partenaires sociaux (COPIRE), notre ambition était de démultiplier les projets et les initiatives en accompagnant financièrement les programmes de formation à hauteur de 70% des coûts de formation, le reste étant à la charge des entreprises. » Les industriels concernés ne s’y trompent pas et beaucoup d’entre eux reconnaissent que sans cet appui financier et l’important travail de l’AFEDIM, il leur aurait été compliqué de mener à bien tous leurs projets. Du côté de l’ADEFIM, ce dossier de 1,5M€ qui a touché 1 205 salariés et 386 entreprises depuis janvier 2014, est quasiment clos et déjà elle s’intéresse aux prochains appels à projets qui concerneront cette fois-ci les filières du numérique (électronique embarquée, câbles, cartes à puces, télécommunication, etc.) et plus largement toutes les entreprises concernées par l’introduction des technologies numériques dans la production industrielle (imprimantes 3D, numérisation, internet…).

 Les mutations économiques sont en cours pour maintenir notre place dans l’économie mondiale et les entreprises savent qu’elles peuvent bénéficier du soutien de leur OPCA.

 

*FPSPP :

Créé suite à l’Accord National Interprofessionnel du 7 janvier 2009 sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP) a notamment pour mission de contribuer au financement d’actions de formation professionnelle concourant à la qualification et à la requalification des salariés et demandeurs d’emploi sur la base d’appels à projets.

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